Un front commun pour l’autonomie des territoires
1. Le besoin d’un contre-récit radical
Nous voici au terme de notre vision pour une société réellement juste, écologique et démocratique. Nous aspirons à une fédéralisation ascendante de l’État, où les territoires deviennent autonomes et gouvernés par les habitant·e·s. Les ressources du territoire deviennent des biens communs, tandis que l’industrie et l’énergie sont gérées de manière démocratique, sobre et résiliente. Le modèle économique est entièrement transformé pour s’affranchir du modèle capitaliste néolibéral. Il se base sur le salaire à vie à laqualification personnelle et sur la création monétaire volontaire. Ces nouvelles règles garantissent une juste répartition des ressources et des richesses.
Ainsi, nous voulons faire exister un autre récit d’une société désirable, à contre-courant des idéologies de croissance verte ou des projets fascistes faisant preuve d’un déni écologique. Nous souhaitons montrer qu’un autre avenir est possible : un avenir où nous vivons tous·te·s dans une prospérité sobre, où nos voix sont entendues par les institutions publiques, et où nous pouvons vivre confortablement à l’abri de la précarité et de l’obligation de travailler trente-cinq heures pour des entreprises dont nous ne partageons pas les valeurs, dirigées par des actionnaires qui n’ont que faire de notre bien-être. Dans une économie de subsistance, nous pourrions réduire notre temps de travail et consacrer davantage de temps à nos proches, à nos projets personnels et à la vie sociale et politique, car chaque citoyen·ne devrait avoir voix au chapitre sur l’avenir de son territoire.
Il est crucial qu’une vision de société juste et écologique, à la fois radicale et réaliste, trouve une place dans le débat public. Nous pensons que c’est là une des clés pour positionner nos luttes dans une démarche efficace et offensive, nécessaire pour mener une bataille culturelle coordonnée entre territoires. Nous apportons donc une proposition possible d’un contre-récit idéologique cohérent, ambitieux et désirable, qui puisse fédérer les militant·e·s de territoires et de causes partageant ces valeurs, que ce soit en ville, en banlieue ou en campagne, afin d’unir nos forces pour renverser l’ordre établi.
2. Les premières actions : taxer les riches et préparer la transition
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3. S’émanciper des organisations internationales néolibérales ?
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4. Construire un front commun pour l’autonomie des territoires
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