UNE INDUSTRIE SOBRE ET LOCALE, CAPABLE DE RÉPONDRE AUX BESOINS RÉELS
En France, la tendance est à la réindustrialisation du pays pour gagner en souveraineté. Le plan France 2030, alimenté de 54 milliards d'euros depuis 2021, ambitionne la fabrication de réacteurs nucléaires de type SMR, de 2 millions de véhicules électriques et hybrides et du premier avion « bas carbone ».
Nous rejetons cette forme néolibérale de réindustrialisation qui fomente la compétitivité et se vautre dans le dogme de la croissance verte. Elle ne remet nullement en question la surproduction, et continue de nourrir nos dépendances toujours plus accrues au transport et à l’énergie. C’est cette logique néolibérale qui nous pousse à exploiter la terre sans limite et qui exacerbe la concurrence entre les travailleur·euse·s du monde entier.
Néanmoins, nous avons besoin de produire les objets que nous utilisons au quotidien, des objets domestiques simples qui utilisent potentiellement des ressources locales jusqu’aux outils aux technologies avancées (matériel médical ou de recherche, par exemple), en passant par les outils numériques et électroniques qui utilisent des ressources dont nous ne disposons probablement pas sur nos territoires.
Ces objets, il est indispensable de les produire dans une démarche de sobriété éclairée, consciente, consentie par les citoyen·ne·s. Ils et elles doivent pouvoir avoir leur mot à dire sur les choix de développement technologique opérés sur leurs territoires. Nous ne voulons pas de technologies inutiles, gourmandes en énergies et en matières rares, destinées à alimenter la fortune de quelques-uns qui nous mènent droit dans le mur. Nous voulons des technologies plus low-tech, plus en phase avec le rythme humain et qui prennent en compte les limites de la planète. Nous sommes convaincus que bifurquer vers ces modes de production permettrait de préserver notre confort tout en garantissant des modes de vie plus sobres.
Ce que nous voulons :
- réintroduire les moyens de production sur nos territoires,
- mettre en place une industrie qui respecte les droits humains et les limites planétaires, qui sorte des logiques de compétitivité et de surproduction, pour répondre aux besoins réels des citoyen·ne·s,
- valoriser les savoirs-faire artisanaux qui garantissent notre subsistance, et planifier démocratiquement les systèmes de production plus lourds et stratégiques,
- organiser la coopération entre les territoires, à toutes les échelles de gouvernance.
1. Généraliser les modes de production en accord avec nos besoins écologiques et sociaux
+
2. S’approvisionner en matières premières en sortant d’une posture impérialiste et néocoloniale
+
3. Transformations économiques et sociales
+