LA FÉDÉRALISATION DE L’ÉTAT : VERS L’AUTOGOUVERNANCE DES TERRITOIRES
Le recul de la pratique démocratique qui s'opère depuis le début des mandats Macron n’a jamais été aussi violent sous tout le règne de la Vème république, construite autour du pouvoir présidentiel. Les volontés citoyennes exprimées dans les urnes ou dans la rue sont immanquablement balayées d’un revers de main. La construction parlementaire est soumise au pouvoir exécutif qui impose sa politique à coup d’ordonnances et de 49.3. Les droits fondamentaux de manifester, de grève, des associations et de la presse sont en permanence remis en cause. Le gouvernement s'affaire à prendre des décisions hors-sol soumises aux intérêts des grandes puissances économiques, et apparaît déterminé à détruire l’État social. C’est finalement l’État de droit qui est en train de vaciller, entraînant le pays tout entier vers un régime fasciste, autoritaire et une ultra-centralisation assumée.
Le peu qu’il reste de démocratie est mis à mal par un secteur de l’audiovisuel et du numérique, de plus en plus influent sur l’opinion publique, qui diffuse les idéologies d’une poignée de propriétaires d’extrême droite. Leurs médias, qui comptent désormais parmi les plus écoutés, n’hésitent plus à diffuser des fausses informations et à organiser des campagnes de communication coordonnées entre plusieurs types de médias. Nous entrons dans l’ère de la post-vérité, au profit des idéologies racistes, sexistes, climato-sceptiques, capitalo-compatibles.
Face à cet État ultra-centralisé, les citoyen·ne·s se sentent chaque jour plus impuissant·e·s et éloigné·e·s du débat démocratique. L’État français fait face à un rejet massif des institutions, des partis politiques et du vote, seul moyen d’expression.
Les citoyen·ne·s ne sont pas les seul·e·s à subir les décisions de cette classe gouvernante hors-sol. Les collectivités territoriales et les services publics, devenus simples exécutants, doivent faire toujours plus avec toujours moins de moyens. Ils subissent directement la disparition des moyens alloués à la gestion de leurs services publics et la grogne légitime des citoyen·ne·s.
Il est temps de proposer un nouveau fonctionnement démocratique et institutionnel, pour casser ce pouvoir central qui nous soumet toutes et tous aux intérêts capitalistes. Il est temps de rendre aux territoires et aux citoyen·ne·s la capacité de s’autogouverner. Il est temps que les habitant·e·s des territoires aient le pouvoir de décider de l’usage des ressources dont ils disposent, dans le respect du bien commun et de l’environnement.
Ce que nous voulons :
- casser le pouvoir de l’État centralisé,
- donner le pouvoir aux citoyen·ne·s de gouverner sur leur territoire, donner le pouvoir aux territoires de gouverner l’État,
- déprofessionnaliser la vie politique,
- pouvoir révoquer nos représentant·e·s,
- garantir le droit à une culture et une information libre et plurielle.
1. La constitution d’un État fédéral gouverné par la coordination des territoires autonomes
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2. La gestion des services publics
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3. L’encadrement de l’information, de la culture et du numérique
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